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mardi, 19 octobre 2010

Intervention Podio au festival du livre de Mouans Sartoux 2010 (3)

À propos de Une femme drôle de Marilyne Desbiolles publié aux éditions du Seuil

une-femme-drule.jpgJe ne reviendrai pas sur l’importance de l'œuvre de Maryline Desbiolles, qui se construit depuis plus de dix ans au Seuil, dans la belle collection Fiction & cie dirigée par Bernard Comment, là où, en 1998 et 1999, ont paru La seiche et Anchise, Anchise, qui reçut le prix Femina… en tout une dizaine de romans…

Mais, antérieurement, Maryline Desbiollesavait publié des nouvelles et des poèmes chez d'autres éditeurs, en particulier chez Tarabuste.

 

Cette fois-ci, c'est aux éditions de l'Olivier que sort ces jours-ci, dans la collection "Figures libres", ce dernier livre, Une femme drôle.

Il ne s'agit pas d'un roman, et pas non plus d'une biographie, c'est effectivement une "figure libre", une figure littéraire libre, construite à partir et autour d'un personnage qui n'est pas un personnage de fiction, mais un être bien réel: il s'agit de Zouc, l'humoriste qui a connu dans les années 70 un très grand succès, qui a fasciné Desbiolles (elle lui a même écrit) et sans doute avant tout parce qu'elle-même, Zouc, est une figure libre, inclassable, irréductible à sa biographie:

Pas une biographie, non, mais, donc, une création littéraire: Des millions de gens ont vu Zouc… mais en écrivant son nom je viens de l'inventer.)…

… une création littéraire dans laquelle un autre personnage, tout aussi énigmatique, surgit dans les détours aussi d'indices biographiques, et ce personnage, qui revendique, lui aussi, le droit à être drôle, c'est Maryline Desbiolles elle-même, révélée à travers des éléments de son enfance, de sa vie familiale…

Le lien entre ces deux figures qui, dans ce livre, s'entrecroisent vient de l’origine suisse de Zouc, révélée par son accent, lequel est un élément de son personnage de scène, dont elle joue constamment, et qui rejoint à s'y méprendre l'accent savoyard qui environne l'enfance de Desbiolles; ce lien impose l'évocation de scènes familiales de la narratrice, et les figures de ses parents et grands parents.

Et c'est pourquoi je crois que le sujet de ce livre, c'est au fond la question de l'identité, comment dire ce que je suis, sans être ramené à de l'artifice, comment dire qui est l'autre, comment me nommer et nommer l'autre en vérité…

 

Jean-Marie Barnaud

 

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