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lundi, 31 octobre 2011

Mouans-Sartoux - Le samedi 8 octobre 2011, nos ami(e)s ont présenté des auteurs à l'aquarium (2)

Belle rencontre au dernier festival de Mouans-Sartoux avec un livre et son  auteure : Banquises de Valentine Gobypublié aux éditions Albin Michel; après une enfance et une adolesence grassoises, elle a parcouru le monde, écrit sur des lieux et des époques , romans, docu-fictions, pour les grands et les petits. Elle a été  publiée chez Gallimard et maintenant chez Albin Michel.

 

 Banquises raconte l’histoire d’une disparition, celle de Sarah  qui en 1982 a quitté la France pour Ummanaq au Groenland. Elle est montée dans un avion qui l’emportait vers la calotte glaciaire. Sa famille ne l’a jamais revue. Elle a disparu, corps et âme. Elle avait 22 ans. Lisa, sa sœur cadette, vingt-sept ans plus tard, part sur ses traces  et raconte d’abord la difficulté à se construire en marge d’un fantôme . D’autres voix se font entendre pour dire également leur douleur, si proche de la folie parfois : celle de la mère, celle du père.

Le récit saute des années 60  à 2010 et touche à des thèmes de société très contemporains qui nous concernent par leur proximité ;il nous alerte aussi sur le drame d’ une terre plus lointaine et de ses habitants, là où la banquise rétrécit, suite au réchauffement climatique  A parcourir avec Lisa les derniers lieux où sa sœur se serait rendue, nous découvrons par des  descriptions précises de paysages et d’activités ce grand Nord méconnu dont la lumière scintillante est peut-être celle de la vérité.

Descriptions, dialogues , monologues, variété de tons, de styles, tiennent le lecteur en haleine. On est saisi par ces Banquises, dont le pluriel dit les multiples éclatés, les dérives des solitudes, les disparitions : d’une terre, d’une personne et d’autres encore, et celle d’une civilisation.

Et comme il est dit quelque part  dans ce roman que Lisa écrit, tout donne à penser qu’elle en est l’auteure . Belle leçon d’espoir d’en déduire que la littérature pourrait donner droit de cité aux  «  enfants périphériques, méconnus » !

 

Marie jo Freixe

 

 

 

22:38 Publié dans Nos ami(e)s lisent | Commentaires (0)

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